CANNIBALIS - AU PAYS DE L'EXORCISME (1992)

Cannibalis, Au Pays De L'exorcisme de Umberto Lenzi - 1972

Titre : Cannibalis, Au Pays De L'exorcisme

Genre : Horreur

Titre Original : Il Paese Del Sesso Selvaggio

Année : 1972

Réalisateur : Umberto Lenzi

Acteurs : Ivan Rassimov, Me Me Lai, Prasitsak Singhara, Sulallewan Suxantat, Ong Ard, Prapas Chindang, Pipop Pupinyo, Tuan Tevan, Chit, Choi, Song Suanhud, Pairach Thaipradit...

Durée : 1h33

 

Synopsis :

Le photographe John Bradley part visiter la Thaïlande. Avec l'aide de son guide, il navigue sur un fleuve et prend en photo la faune locale. Un matin, il découvre son jeune guide mort dans les eaux, une flèche plantée dans son cou. John Bradley est alors capturé par des indigènes et ramené à leur campement. Il devient l'esclave des hommes de la tribu et subit des humiliations. Mais la fille du chef de la tribu, Maraya, tombe sous le charme de cet homme blanc. John Bradley va alors subir trois jours de supplices afin de se faire accepter par la tribu et de pouvoir se marier avec Maraya. Plus le temps passe et plus il découvre les joies de cette vie dans la nature et s'adapte de mieux en mieux à celle-ci...



- Les thématiques abordées sont intéressantes.

 

- De beaux décors et une atmosphère vraiment prenante.

 

- La morale du film.

 

- Des effets-spéciaux classiques mais sympas.


- Toutes les séquences de tortures animalières. il y en a trop et c'est ignoble à regarder.

 

- Un rythme par moment trop lent.

 

- Un jeu d'acteurs approximatif.


En résumé, Umberto Lenzi est un réalisateur incontournable dans l’univers horrifique, et il mérite largement sa place parmi les grands du genre, personnellement et comme vous pouvez le constater sur notre site Horror-Scaryweb.com, j’aime beaucoup ses réalisations. 
En 1972, il a réalisé deux films : Cannibalis : Au Pays de l’Exorcisme et le giallo intitulé Le Tueur à l’Orchidée. C’est sur Cannibalis : Au Pays de l’Exorcisme — un film tourné dix ans avant son plus célèbre : Cannibal Ferox, que je vais parler aujourd’hui. Parmi ses autres films que j’apprécie beaucoup, il y a notamment L’Avion de l’Apocalypse, un film de zombies  très série B mais vraiment fait avec amour.
Mais concentrons-nous sur Au Pays de l’Exorcisme. L’histoire raconte celle d’un homme parti en Thaïlande pour faire des clichés sous-marins, notamment sur des poissons phosphorescents. Avec un guide local, ils s’enfoncent plus profondément dans la jungle pour capturer des images de ces poissons, et malheureusement, le guide est rapidement assassiné. Le héros qui faisait la sieste sur le bateau à ce moment là va le retrouver mort dans l’eau avant de se faire enlever par une tribu indigène. Au début, ils le gardent en captivité, mais il se rend vite compte que ces indigènes ne sont pas aussi barbares qu’on pourrait le penser : ils ne mangent pas d’humains, et surtout, ils décident de le marier à une jeune femme du village…
Le film montre alors comment il doit s’adapter aux coutumes de cette tribu, tout en étant tiraillé entre l’envie de s’échapper et le fait qu’il commence à tisser des liens avec certains membres, notamment avec la jeune femme dont il tombe amoureux. Au fil du temps, il réalise que leur mode de vie, en harmonie avec la nature, lui apporte une forme de bonheur simple, totalement différent de la vie citadine qu’il connaît. La morale du film insiste sur le fait qu’on n’a pas besoin de tout le confort et le consumérisme pour être heureux : vivre en harmonie avec la nature, avec peu de choses, peut apporter une vraie sérénité.
Cependant, ce que je n’ai pas aimé, c’est la cruauté envers les animaux dans le film. Malheureusement, de nombreuses scènes montrent la mort réelle d’animaux — singes, caïmans, oiseaux, chèvres — pour illustrer les coutumes de cette tribu. C’est une pratique qui, de nos jours ne se fait plus pour le cinéma et heureusement mais dans les années 70 c’était monnaie courante... Personnellement, la scène où le singe se fait scalper m’a horrifié et vraiment dégouté. A ne pas mettre devant les yeux des plus sensibles, sérieusement, c’est atroce… 
Le film comporte quelques scènes de cannibalisme notamment lorsque des membres d’une tribu voisine vont débarquer, violer puis dévorer une jeune femme de la tribu de notre photographe. Les effets spéciaux à l’ancienne efficaces font leur effet. Mais finalement, Au Pays de l’Exorcisme n’est pas un film qui se concentre uniquement sur le cannibalisme comme c’est le cas pour son Cannibal Ferox. Ici on est plus proche, c’est même quasiment similaire au film Amazonia L ‘Esclave Blanche réalise par son compatriote Mario Gariazzo en 1985, que ce soit ans les thématiques abordées ou dans la façon dont l’histoire se déroule, à la différence qu’ici c’est un homme qui est captif et non une femme.
Concernant le rythme, il peut paraître un peu long, surtout si on attend un film de cannibale très hardcore. Nous sommes plus dans un film d’aventure et de survie où la morale est claire : le bonheur ne dépend pas de la civilisation ou de la consommation.
Pour conclure, ce film n’est pas un chef-d’œuvre mais il possède un message fort et une atmosphère prenante. La réalisation d’Umberto Lenzi est fidèle à son style, avec des effets spéciaux efficaces et une certaine brutalité. Cependant, la réalisation peut paraitre lente dans sa mise en scène et il y beaucoup trop de scènes cruelles envers les animaux. Cette approche peut heurter les spectateurs sensibles au bien-être animal. Je lui donne la note de 2,5 sur 5, car il a ses qualités, mais il reste un film particulièrement cru et difficile à regarder lors de certaines séquences de tortures animalières, c’est vraiment le gros point noir du film.

 

Note d'Anto


La Bande Annonce :


Images du film :


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