Titre : Black Christmas
Genre : Horreur
Titre Original : Black Christmas
Année : 1974
Réalisateur : Bob Clark
Acteurs : Keir Dullea, Olivia Hussey, Margot Kidder, John Saxon, Marian Waldman, Andrea Martin, James Edmond, Doug McGrath, Art Hindle, Lynne Griffin, Michael Rapport, Leslie Carlson, Martha Gibson...
Durée : 1h38
Synopsis :
Pendant leurs vacances de Noël, un groupe d'étudiantes est traqué par un inconnu sur leur campus universitaire.
- Une ambiance froide qui s'intensifie au fil des minutes, c'est exquis.
- Splendide contraste entre la magie de Noël et la noirceur de l'histoire.
- Une interprétation de qualité, le tueur est véritablement flippant tant il semble fou.
- Un film qui mine de rien à poser sa pierre à l'édifice, une œuvre précurseur du genre slasher.
- Une fin sombre et énigmatique, qui reste dans la folie qui nous a bercé pendant tout le métrage.
- Le film a un peu vieilli dans son ensemble (décors vintage, look des personnages, idéologie...) mais n'a en aucun cas perdu de sa force.
En résumé, Black Christmas (1974) de Bob Clark est un film culte à ne pas manquer, surtout en cette période de Noël. Il avait par ailleurs réalisé la même année un autre film
d’horreur que j’apprécie vraiment beaucoup : Deathdream, connu aussi sous le titre Le Mort-Vivant. Black Christmas mêle habilement le thriller et le slasher, même si l’on ressent davantage
la tension psychologique et l’atmosphère oppressante que la frénésie de meurtres. La scène se déroule dans un pensionnat pendant la période de Noël, ce qui crée un contraste saisissant entre la
magie de la fête et la noirceur des événements.
L’histoire tourne autour d’un groupe de jeunes filles isolées, qui reçoivent des appels inquiétants d’un tueur anonyme, puis se font brutalement assassiner. La paranoïa s’installe, et
le suspense monte jusqu’à une fin sombre et intense. Les plans, souvent glacials, renforcent cette atmosphère désespérée et oppressante, à la fois stressante et captivante. La maison, isolée et
pleine de pièces secrètes, accentue ce sentiment d’enfermement et de danger permanent.
Les personnages sont bien interprétés, en particulier l’héroïne incarnée par la jolie Olivia Hussey (malheureusement et ironie du sort, décédée le 27 décembre 2024 à l’âge de 73 ans)
, que l’on a envie de protéger. Le casting est solide, et le film bénéficie d’une ambiance sonore parfaite, mêlant musique de Noël et éléments angoissants. La silhouette du tueur, mystérieuse et
cinglée, est particulièrement effrayante, notamment dans cette scène où on voit son œil à travers une serrure : une image culte qui donne la chair de poule. Ses différents appels téléphoniques
font également froids dans le dos, ce sont vraiment des moments anthologiques qui font monter le trouillomètre des spectateurs.
Ce qui fait tout le charme de Black Christmas, c’est aussi son influence sur le genre, étant considéré comme l’un des premiers slasher, posant les bases de nombreux films à venir. La
tension monte crescendo, sans concession, avec des scènes de meurtres froides et percutantes. La fin, très sombre, laisse planer un mystère sur l’identité du tueur, ce qui renforce encore le
suspense et la paranoïa. Oui il y a eu et il y a toujours beaucoup de débats sur l’identité du tueur…Chacun à sa propre idée mais le réalisateur Bob Clark n’a jamais clairement dit c’est « ce
personnage » le tueur. Il a emporté ce mystère avec lui dans sa tombe puisqu’il est parti rejoindre les cieux en 2007. Un bon coup de maitre puisque du coup le débat sur l’identité du tueur fait
toujours fureur sur la toile.
Je recommande ce film à tous ceux qui aiment l’horreur où l’atmosphère et le malaise prennent le pas sur l’action pure. Bien qu’il ait pris un coup de vieux avec le temps, notamment
au niveau de la photographie vintage, cela fait aussi tout son charme et sa magie. Il reste une œuvre incontournable, remplie de tension, de suspense et de folie, et je lui donne la note de 4/5.
Il aurait mérité un 5, mais avec le temps, il a perdu un peu de sa force initiale, même si son impact reste indéniable.
Si vous ne l’avez pas encore vu, c’est vraiment le moment de le découvrir en cette période de Noël, surtout pour comprendre toute l’importance de cette œuvre dans le cinéma d’horreur.
A noter 2 remakes en 2006 et 2019 mais qui n’ont vraiment rien à envier au film de Bob Clark…
Note d'Anto
La Bande Annonce :
Images du film :