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MARTYRS

Titre : Martyrs

Genre : Horreur

Titre original : Martyrs

Année : 2008

Réalisateur : Pascal Laugier

Acteurs : Morjana Alaoui, Mylène Jampanoï, Catherine Bégin, Robert Toupin, Patricia Tulasne, Juliette Gosselin, Xavier Dolan-Tadros, Isabelle Chasse, Emilie Miskdjian...

 

Synopsis :
France, début des années 70. Lucie, une petite fille de dix ans, disparue quelques mois plus tôt, est retrouvée errant sur la route. Son corps maltraité ne porte aucune trace d'agression sexuelle. Les raisons de son enlèvement restent mystérieuses. Traumatisée, mutique, elle est placée dans un hôpital où elle se lie d'amitié avec Anna, une fille de son âge.
15 ans plus tard. On sonne à la porte d'une famille ordinaire. Le père ouvre et se retrouve face à Lucie, armée d'un fusil de chasse. Persuadée d'avoir retrouvé ses bourreaux, elle tire.

On associe pour la plupart du temps les films d'horreur aux Américains. Certes, ce sont eux qui ont produit les plus grands chefs d'oeuvre du domaine. Cela dit, nous verrons aujourd'hui que les Français ont eux aussi une petite place dans ce style de cinéma, et qui n'est pas à négliger pour autant !


Martyrs est donc un film d'épouvante, réalisé par Pascal Laugier et sorti en 2008. C'est, comme nous l'avons dit, un film français et il semble être défini comme un thriller psychologique à suspense. A mon humble avis, il serait aussi bon de l'apparenter à un Splatter movie, ou plus communément appelé « Film gore ».


Le Splatter movie, tout comme Martyrs, est caractérisé par des scènes extrêmement sanglantes et choquantes visant à provoquer le dégoût du spectateur, et poussant la violence jusqu'à ses derniers retranchements. Il a souvent été dit que ce genre de film apprivoisait nos « démons intérieurs » puisqu'ils nous incitent d'abord à nous questionner sur notre propre situation ainsi que sur nos propres agissements. En effet, on a souvent tendance à s'associer à la victime du film car il est dans notre habitude de nous identifier aux pires situations auxquelles la vie est malheureusement susceptible de nous confronter. Bref, pour faire court, dans Martyrs tout est montré, sans honte, mais peut laisser suggérer quelque chose.

Avant de passer dans les détails du film, je rappelle que ce qui rend le cinéma d'horreur intéressant aux yeux du spectateur, c'est de comprendre les mécanismes de notre psychologie (individuelle ou collective), de notre être, et même de notre corps, et enfin pourquoi aime-t-on tant consommer un produit qui semble fouiller notre tête et en avoir découvert les moindres recoins au point de savoir comment nous faire trembler, depuis le sursaut jusqu'au traumatisme.


Comme la plupart des Splatter movie, l'histoire de Martyrs n'est pas extrêmement compliquée, mais il faut bien suivre et tenir le coup jusqu'à la fin pour bien comprendre ce qui semblait flou aux premiers abords.


Le film n'attend pas pour nous en mettre plein la vue. Dès le début les effusions de sang sont assez impressionnantes, et augmentent au fur et à mesure. Le début attaque très vite et choque d'entrée le spectateur pour le mettre dans l'ambiance, et il impose des règles que l'on retrouve rarement dans le cinéma d'horreur. Tout d'abord, nous sentons bien que c'est un film à la française, avec beaucoup de caméras à l'épaule et un manque de plans fixes – ce qui donne l'impression que l'image bouge et change continuellement - . Ces effets peuvent avant tout être perçus comme agaçants et ennuyeux, ce qui est parfois le cas je ne le cacherai pas. Mais ils donnent à la fiction un côté réaliste jusqu'à y plonger le spectateur afin de se croire présent dans la scène. « Mais pourquoi faire ça ? » me direz-vous.


L'ensemble du film est construit sur des images et des mises en situation très dures à voir, et il est assez brillant de vouloir y mêler le spectateur de la façon la plus forte et la plus profonde pour arriver au but.

On retrouve dans Martyrs les procédés traditionnels du film gore et de l'horreur psychologique : sursaut, gros plans lumineux sur un visage, images perturbantes, effusions de sang... Et je trouve à mon goût que tout ces effets sont trop privilégiés au détriment du scénario qui se trouve être étrangement composé. Les éléments scénaristiques qui accrochent le spectateur auraient du être mieux travaillés même si le fond de l'histoire n'est pas mauvais. On a parfois du mal à comprendre le pourquoi du comment et on en vient à se demander quelles sont les raisons de toute cette violence. Néanmoins, ce n'est pas de la violence gratuite et balourde comme beaucoup d'autres productions ont pu nous servir. La violence veut donner une leçon : une leçon qui nous rappelle justement l'horreur de la violence. Comme on dit : traiter le mal par le mal !

Avec tout cela, le film soulève des éléments importants qui nous rappelle avec plaisir d'autres créations comme ceux de la psychose (Psycho 1960), de la torture (Hostel 2006) ou de la séquestration. Par là, Martyrs pousse autant à bout les personnages que le spectateur, et ce n'est pas une idée à négliger dans le cadre de ce genre de film. De plus, le film dresse à la fin une satire de la recherche scientifique plutôt bien construite.

Le film ouvre ainsi une perspective intéressante mais il ne semble pas la rendre légitime en raison d'une intrigue un peu incompréhensible et souvent trop lente. Sinon, outre le fait qu'il est nécessaire de ne pas être trop sensible pour le visionner, ce film peut refléter l'intérêt du Splatter movie en s'intégrant aux côtés de ses frères du même genre plus reconnus : Blood Feast, Hostel, The Collector, et bien sûr Saw.

Ce film est donc plutôt réussi, malgré le fait qu'il ne suscite pas vraiment un sentiment de peur, mais plutôt un sentiment de compassion du à l'identification du spectateur pour le/les personnage(s). Il utilise quand même le procédé principal de l'horreur : comprendre la psychologie humaine afin d'en attiser les émotions. Tout dépend après de ce qu'elles sont (peur, compassion, dégoût, tristesse...). Martyrs est donc à ranger comme un film assez intéressant au final mais je doute fort qu'il prenne une grande place dans le cinéma d'horreur pour les années à venir et qu'il soit défini un jour comme « classique ». Un Splatter movie mélangé à un thriller psychologique qui a le mérite d'être appelé ainsi.



Note de Romain

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