APARTMENT 7A (2024)

Apartment 7A (2024)

Titre : Apartment 7A

Genre : Thriller / Fantastique

Titre Original : Apartment 7A

Année : 2024

Réalisateur : Natalie Erika James

Acteurs : Julia Garner, Dianne Wiest, Kevin McNally, Jim Sturgess, Marli Siu, Rosy McEwen, Andrew Buchan, Anton Blake Horowitz, Raphael Sowole, Tina Gray, Patrick Lyster, Rachel Atkins...

Durée  : 1h47

 

 

Synopsis :

New York, 1965. Que s'est-il passé dans l'appartement avant que Rosemary n'y emménage ? Une danseuse en difficulté se trouve entraînée dans des forces obscures par un couple singulier qui lui promet la gloire.



- Une bonne interprétation notamment celle de Julia Garner.

 

- Un préquel intéressant qui se concentre sur un personnage secondaire du film culte de Polanski.

 

- Une retranscription de l'époque réussie et l'immeuble ainsi que les différents lieux sont fidèles au film original.

 

- La séquence finale est un bel hommage.


- Le scénario est trop ressemblant à celui de Rosemary's baby, ça manque d'audace et d'originalité.

 

- Le couple Castevets est moins oppressant que dans l'opus original.

 

- Par moment ça manque un peu de punch.


En conclusion, il est indispensable d’avoir vu le film culte de Roman Polanski, Rosemary’s Baby, pour saisir pleinement le sens de L’Appartement 7A (2024), réalisé par Natalie Erika James. Cette réalisatrice, déjà connue pour Relic, sortira aussi en 2026 Saccharine, et ce téléfilm constitue en fait le préquel de Rosemary’s Baby. L’intrigue se concentre sur le personnage de Terry Gionoffrio, la jeune femme que Rosemary rencontre dans la buanderie de l’hôtel dans le début du film de Polanski et qui  se suicide. L’Appartement 7A va nous retracer l’histoire de cette jeune femme jusqu’à son suicide. Idée vraiment captivante pour tout fan du film de Polanski, dont moi.
L’histoire se déroule donc juste avant celle du film original, en explorant comment cette jeune femme a été poussée au suicide par le couple Castevet et leur cercle de sorciers satanistes, qui cherchent à mettre au monde l’Antéchrist. On comprend ainsi le contexte, tout en conservant l’atmosphère mystique et occulte du film de Polanski. 
Ce film, tout comme l’original, reprend la même formule : une jeune femme, isolée dans un appartement, sous l’emprise d’un couple énigmatique et manipulateur, qui tente de la faire tomber enceinte pour réaliser leur rituel satanique. La différence, c’est que celui-ci est moins intense, moins original, car son scénario est clairement quasi identique au film de Polanski, c’est vraiment la même recette. La réalisation manque donc d’un peu d’audace, ce qui fait que l’on se sent parfois un peu en terrain connu, sans réelle surprise. La tension est présente, mais moins marquée, même si l’actrice principale, Julia Garner, que l’on a déjà vue dans Wolfman ou dans le très bon thriller Evanouis, livre une performance solide.
Les éléments de sorcellerie et de magie noire du film original sont présents, notamment le fameux collier que Terry portait dans la buanderie et que le couple Castevets avait ensuite offert à Rosemary. Cependant, les antagonistes, notamment les fameux voisins, sont moins énigmatiques et moins déstabilisants que dans le film de Polanski, où leur présence était beaucoup plus oppressante et mystérieuse. Ce qui diminue un peu la force de l’ambiance.
Le format plus court (1h44 contre près de 2h10 pour l’original) permet au film de se regarder rapidement, mais il aurait peut-être gagné à prendre plus de temps pour instaurer une atmosphère plus oppressante. La reconstitution des décors des années 60 est réussie, sans fautes flagrantes, ce qui donne une certaine authenticité à l’ensemble. La scène finale, où l’on revoit la fameuse scène du début de Rosemary’s Baby sous forme de reconstitution, est une jolie touche qui boucle le tout avec une certaine élégance.
Je recommande donc de regarder Rosemary’s Baby avant celui-ci, afin de mieux comprendre tout le contexte. Même si L’Appartement 7A ne possède pas la même force ni la même intensité que l’original, c’est un thriller fantastique correct, qui se laisse regarder et qui offre quelques bonnes scènes d’ambiance. Je lui donne la moyenne, soit 3/5, car il reste un préquel intéressant, même s’il manque un peu d’originalité et de punch. Une production à voir si vous souhaitez approfondir l’univers de Rosemary’s Baby.

 

Note d'Anto


La Bande Annonce :


Images du film :


Écrire commentaire

Commentaires: 0