MISERY

Titre : Misery

Genre : Thriller

Titre Original : Misery

Année : 1990

Réalisateur : Rob Reiner

Acteurs : James Caan, Kathy Bates, Richard Farnsworth, Frances Sternhagen, Lauren Bacall, Graham Jarvis, Jerry Potter, Thomas Brunelle, June Christopher

 

Synopsis :

L'écrivain Paul Sheldon doit sa gloire à ses romans à l'eau de rose. Il vient d'achever son dernier manuscrit où il détruit l'image convenue de son héroïne Sheldon. Accidenté lors d'une tempête de neige, Sheldon se retrouve hébergé par une admiratrice qui se révélera redoutable.

Critique de Charlie :

 


Un des films qui montre pourquoi la célébrité n’est pas vraiment une qualité.

 

Au départ, Misery est un roman écrit par l’auteur à thriller Stephen King. Il fut publié en 1987. Le film sortira trois plus tard, sous le même nom. Ce livre obtiendra le prix Bram Stocker en tant que meilleur thriller littéraire de l’année.

 

Le film fut donc réalisé par Rob Reiner. Après plusieurs recherches et castings pour trouver la Annie Wilkes parfaite, c’est donc Kathy Bates qui campera le rôle de la célèbre infirmière psychopathe et névrosée. Un an plus tard, elle remportera l’oscar de la meilleure actrice pour ce rôle, preuve d’un jeu d’acteur intense et bien géré. (L’année suivante, c’est elle qui remettra l’oscar du meilleur acteur à Anthony Hopkins pour Le silence des agneaux).

Bref, le film suit assez bien le livre (, pour l’avoir lu). Les deux acteurs vont alors offrir un jeu d’acteur assez spectaculaire. Une relation homme/femme qui nous montre les dangers de la célébrité.

 

Alors que la gentille Annie Wilkes sauve son idole, l’auteur de romans à succès Paul Sheldon, il va accepter qu’elle lise son dernier livre, même pas encore édité, en signe de remerciement. Cependant, ce dernier annonce la mort du personnage préféré d’Annie Wilkes, Mysery Chastaing. Cette jeune femme, aussi excentrique qu’elle soit, va montrer son vrai visage de démence.

 

Tout commence par certains reproches de la part de l’infirmière sur l’usage de gros mots dans le roman. Elle part alors en “live”. La tension monte entre les deux, et le spectateur le ressent lui aussi. C’est alors qu’elle fini enfin le livre et qu’elle part voir l’auteur pour lui en toucher deux mots. La mort de Misery enclenche alors un processus explosif chez l’infirmière. Elle lui crie dessus, prend une table et l’explose sur le mur au dessus de Paul (une scène mythique du cinéma américain). Et une dernière parole donne le ton de l’histoire : « Si moi je meurs, tu meurs ».

Elle va donc lui forcer à brûler son manuscrit et en écrire un nouveau. Une relation basée sur la peur et la crainte de l’autre, s’installe entre eux. La jeune infirmière montre son vrai visage. Kathy Bates assume son rôle à 100%. On ne s’ennuie pas une seconde. On attend sans cesse de nouveaux dialogues. L’un des plus mythiques reste le moment ou Annie raconte son enfance à Paul pour l’aider écrire son nouveau roman. Une scène pleine de conviction et de profondeur de la part de l’actrice.

 

Puis on passe dans la limite du thriller à l’horreur avec une scène particulièrement violente. A telle point que cette séquence à fait frémir notre podcasteur adoré, Like The sun, du podcast Le point culture (épisode : Le point culture sur les films d’horreur).

Bref, Annie va découvrir que Paul a réussi à s’échapper de sa chambre. C’est pourquoi, elle va faire en sorte qu’il ne puisse plus se déplacer seul, sans perdre sa capacité légendaire à écrire. (Je ne décrirais pas cette scène, j’ai déjà assez spoilé).

 

Au final, Paul prépare le chapitre final si je peux dire. Il va attaquer son agresseur avec son point faible, à savoir, le personnage de Misery. Il va brûler le manuscrit qu’il venait de terminer, sous les yeux d’Annie. Cette dernière s’empresse, comme une hystérique, d’éteindre le feu. L’auteur en profite pour l’attaquer par derrière. Donc l’auteur s’en sort avec de nombreuses blessures, tant au niveau physique que psychologique.

En conclusion, Misery est une excellente adaptation du roman de Stephen King. Le suspense est maintenu jusqu’au bout. On ressent tout de même une certaine sympathie envers Annie Wilkes. Malgré un côté sombre et méchant, elle dégage une certaine chaleur humaine, qui se transforme peu à peu en fraicheur. Kathy Bates mérite donc un oscar pour une interprétation très forte et très charismatique.

Note de Charlie


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