LA MOUCHE 2

Titre : La Mouche 2

Genre : Science-Fiction

Titre original : The Fly 2

Année : 1989

Réalisateur : Chris Walas

Acteurs : Eric Stoltz, Daphne Zuniga, Lee Richardson

 

Synopsis :

Au cours d'une expérience de téléportation le corps du savant Seth Brundle a fusionné accidentellement avec celui d'une mouche. Il en et mort dans d'atroces souffrances, tandis que sa compagne donnait le jour à un garçon : Martin. Celui-ci grandit sous l'oeil attentif d'Anton Bartok, industriel à qui appartient le téléporteur.

Critique d'Anto :

 

 

Toutes les bonnes choses ont une fin et la saga La Mouche prend donc fin elle aussi avec ce cinquième opus intitulé La Mouche 2 tout simplement car c’est la suite du film de David Cronenberg.

 

La Mouche 2 a été réalisé en 1989 par Chris Walas dont c’était à l’époque la première réalisation, il faut dire qu’il en a pas fait beaucoup d’autres car par la suite il a seulement réalisé un épisode pour la série culte Les Contes De La Crypte puis le film Psychose Meurtrière et ça s’arrête là. Il faut dire qu’à la base Chris Walas n’est pas réalisateur mais est spécialiste des effets spéciaux, il est notamment le créateur des Gremlins et c’est lui qui était le responsable des effets spéciaux sur le film La Mouche !

Pour en revenir au film La Mouche 2, il a été écrit par Mike Garris (qu’on ne présente plus) et donc ici, le film se situe quelques mois après la mort de Seth Brundle.

Sa petite amie, la journaliste Veronica qui était donc enceinte de Seth à la fin de l’opus précédent, va finalement garder l’enfant et donc la scène d’intro démarre par l’accouchement de cette dernière… Un accouchement qui va se terminer dramatiquement pour la journaliste car elle ne va pas survivre aux terribles souffrances que va engendrer le fait d’accoucher d’un bébé mi-homme mi-mouche…

 

Le gamin va être confié au responsable de la société Bartok, la société qui a financé les recherches de son père… L’enfant ayant hérité des gènes de son père, va voir son corps se développer à une vitesse bien plus rapide que la normale et à l’âge de 3 ans, il va avoir le corps d’un homme de 18 ans… Mais ses problèmes ne vont pas s’arrêter là…

Honnêtement, le scénario est vraiment la suite la plus logique qu’il puisse y avoir pour le film de Cronenberg et Mick Garris a vraiment bien travaillé le script. Du coup on se retrouve devant un film agréable à suivre avec un personnage principal attachant dont on va découvrir en même temps que lui, au fur et à mesure du film, son ignoble transformation. Car bien entendu, il ne sait pas au départ que son père avait muté en mouche et pensait juste avoir une maladie qui accélérait sa croissance.

Le rythme du film est plaisant, malgré que ce soit en huit clos, l’histoire du film se passe quasiment en exclusivité dans les locaux de l’entreprise Bartok et du coup ça nous fait ressentir la solitude du fils de Seth, qui depuis toujours vit reclus pour mieux pouvoir l’observer et suivre son évolution physique et mental.

 

Il y a également un autre très bon point pour ce film, c’est qu’ayant un réalisateur qui à la base est un spécialiste des effets-spéciaux, du coup on se retrouve devant des scènes vraiment réussies.

Le film est bourrée de scènes vraiment gores notamment vers la fin du métrage et en plus elles sont vraiment très réussies, surtout pour un film des années 80. Alors que beaucoup de productions se contentent de suggérés, ici tout est montré au spectateur et on va avoir droit à de bons moments bien craspecs et saignant.

De plus, j’ai adoré le concept de l’évolution de la transformation du jeune Martin. Dans l’opus de Cronenberg, l’homme se transformait petit à petit en mouche alors qu’ici c’est bien plus horrible car l’enfant va au départ avoir l’aspect humain, avant de voir son corps se détériorer pour au final  passer dans une phase cocon avant sa transformation  finale en mouche.

Et croyez moi la scène du cocon est vraiment une réussite ! Dommage que la transformation en mouche soit elle beaucoup moins réussies et fasse beaucoup plus monstre caoutchouc des séries B des années 80… Mais c’est rattrapé par une scène finale atroce et bien gore (j’en dirais pas plus, vous le constaterez vous-mêmes).

L’interprétation est dans l’ensemble correct, bien entendu l’acteur qui interprète Martin, Eric Stoltz, sort du lot et va nous embarquer dans son quotidien avec facilité. On va vraiment s’attaché à  lui, d’ailleurs il y a une scène cruellement émouvante lors de ses retrouvailles avec un de ses animaux de compagnie (vraiment horrible dans tous les sens du terme ce passage…).

J’ai bien aimé également l’interprétation de la jeune Daphne Zuniga (qui par la suite tournera dans un paquet de séries : Melrose Place, Nip Tuck…) et de l’ignoble chef d’entreprise Bartok (Lee Richardson). L’acteur arrive vraiment à nous faire détester son personnage, donc le pari est réussi.

 

Je trouve juste dommage que le film finisse d’une façon beaucoup moins dark que son prédécesseur… Malgré qu’elle soit extrêmement dégueulasse et bien gore, la touche optimiste que va laisser entre-paraitre le réalisateur fait un peu tache… Et de plus, elle est un peu trop expéditive. Mais c’est tout de même une fin bien salace !

Pour conclure, La Mouche 2 fait honneur à son prédécesseur et également à l’ensemble de la saga. C’est un film réussit avec une histoire qui est dans la lignée des autre opus, c'est-à-dire divertissante et intéressante. Le tout accompagné d’une belle brochette d‘acteurs et à des effets-spéciaux très gore qui risquent de faire plaisir aux amateurs de sang.

Mais par rapport au film de Cronenberg, celui de Walas fait tout de même beaucoup plus série B. Au final c’est une suite forte appréciable, on passe un bon moment, c’est bien rythmé, il y a pas mal de scènes d’actions mais c’est moins glauque que le film de Cronenberg.

Note d'Anto


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