L'EXORCISTE

Titre : L'Exorciste

Genre : Epouvante

Titre original : The Exorcist

Année : 1973

Réalisateur : William Friedkin

Acteurs : Ellen Burstyn, Max Von Sydow, Lee J. Cobb, Linda Blair

 

Synopsis :

L'actrice Chris McNeil est inquiète au sujet de sa fillette Regan : après que l'on ait entendu des bruits curieux venant de sa chambre, la petite a changé, proférant de constantes insanités. Une force para-normale l'habite, qui coûte la vie au metteur en scène de Chris. Désespérée, cette dernière fait appel à deux exorcistes...

C'est parti pour un grand retour arrière de plus de 40 ans. Voici LE film de référence qui a bouleversé le cinéma d'horreur depuis une année culte : 1973. Il reste aujourd'hui comme une des références les plus connues de l'épouvante : L'exorciste, signé William Friedkin et adapté du roman de William Peter Blaty.


Malgré les appellations qui ont pu être données à ce film, il reste de nos jours culte et intéressant. On le dit souvent comme un film ayant « mal vieilli », ou bien comme une longue suite d'événements ennuyeux qui fait perdre à l'intrigue toute sa terreur et son génie. Inspiré de faits réels, replongeons nous dans le contexte de l'histoire.

Le film s'ouvre sur des fouilles archéologiques en Irak, dirigées par le père Karras, d'où ce dernier trouve une statue du démon Pazuzu, ce qui ne laissera pas le vieux prêtre indifférent. L'atmosphère se révèle donc aux premiers abords comme inquiétante. Mais ça sera aux Etats-Unis, à Washington, que l'intrigue débutera vraiment. Chris MacNeil, une actrice célèbre, vit avec sa fille Regan et ses domestiques. La jeune fillette de douze ans, douce, gentille et apparemment sans le moindre complexe montre à sa mère une vieille tablette Ouija avec laquelle elle prétend communiquer avec une présence. 


Chris est de plus en plus inquiète lorsque Regan commence à être atteinte de spasmes violents et d'étranges symptômes devenus fréquents. Elle commence alors à faire suivre des traitements médicaux à sa fille : mais les médecins voient en elle de simples troubles nerveux dus à la préadolescence. Pourtant, au cours d'une soirée à la maison des MacNeil, Regan descend dans la salle où se trouvent tous les invités et s'adresse à l'un d'entre eux (astronaute) d'une conviction froide et dérangeante en lui disant : « Vous allez mourir là-haut », puis urine sur le sol.

Le film se développera sur des notes de plus en plus inquiétantes, montrant la jeune fille dans des états inimaginables, se comportant de manière odieuse, allant même jusqu'à des actes qui peuvent être déjà appelés « diaboliques ». Dans les années 1970, l'image d'une petite fille dans les mœurs était loin de celle qui nous était exposée à l'écran : se masturbant avec un crucifix en répandant du sang partout et déclamant des paroles bien crues comme « Laisse Jésus te baiser ».


C'est avant tout ici que le film de Friedkin met le doigt sur un contraste évident entre l'innocence et la naïveté de l'enfance et de tels actes cruels, sanglants et barbares. Ce contraste est la source principale de terreur du film car il touche à quelque chose d'interdit, ce qui semblerait être un jardin privé de la société, surtout à l'époque. La scène où Regan est sous hypnose, dans une atmosphère froide et dans un jeu d'actrice brillant laissera paraître le protagoniste principal de l'histoire : l'Eglise.


C'est quand la religion commence à avoir sa place dans le film que l'intrigue est reboostée, et que la terreur du personnage de Regan se souligne davantage. Pourquoi ? Parce que les protagonistes qui ont enfin émis l'hypothèse de la possession démoniaque permettent à l'intrigue la manifestation d'événements bien plus surnaturels, et par conséquent bien plus terrifiants.

Malgré les quelques longueurs du film propres aux années 70, et que l'on retrouvent aussi dans des œuvres comme Amityville (1979) ou Massacre à la Tronçonneuse (1974), on en viendra à une « bataille » finale que le père Karras du début, et le père Merrin, présent tout au long du film, mèneront contre le démon, toujours à l'intérieur de la pauvre fille. C'est sans le moindre doute par les scènes de ce final que le film fit l'objet d'un tel battage médiatique à l'époque. La tête de la jeune fille tournant à 360 degrés, des paroles proférées comme « Ta mère suce toutes les bites de l'enfer » ou « enfonce lui la bite dans le cul, toi qui baise ta mère », ou encore la scène ou Regan expulse un long jet de vomi vert sur le prêtre. Pas étonnant que des ambulances se tenaient prêtes devant les salles de cinéma ou que les gens faisaient des malaises et tombaient dans les pommes devant le film. Film qui se termine sur une fin quasi attendue, mais qui ne sera pas dévoilée pour pas risquer de spoiler, on ne sait jamais.

En bref, tous les films de possessions se subdivisent en plusieurs catégories, mais tous prennent leur marque et leurs lettres de noblesse dans L'Exorciste.


Auparavant, aucun film d'horreur n'avait suscité autant de polémiques même avant sa sortie, autant de conjectures sur les raisons qui poussaient les gens à faire la queue pendant des heures pour un spectacle censé provoquer des vomissements, des évanouissements et même des psychoses temporaires. L'Exorciste a défié la réglementation de ce qui était acceptable de montrer à l'écran, et même augmenté les cas signalés de possessions dans tout le pays. Dénigrer ce film serait aujourd'hui dénigrer les bases du cinéma d'horreur psychologique qui ont permis à nos classiques récents devoir le jour, de se développer et d'exploiter la clé de la terreur mise à l'écran.

De plus, parler de L'Exorciste oblige à parler de la musique du film. Composé par un jeune homme de 18 ans nommé Mike Oldfield, le thème froid et inquiétant de cette musique est l'introduction de l'album à succès Tubular Bells et a été composé bien avant la sortie du film, presque 3 ans avant, et cela fait d'autant plus peur que ce n'est pas une musique faite pour faire peur ou destinée à un film d'horreur. Néanmoins, la musique reste assez mal exploitée et n'apparaît que très peu et à des moments qui ne conviennent pas forcément à l'angoisse invoquée par la musique. Tubular Bells mérite lui aussi un détour sans le moindre doute.


L'Exorciste s'avère être un film exploitant de nouvelles ressources, touchant au plus profond du spectateur ses émotions et le sentiment d'humanité que nous aurions tous face à la possession démoniaque d'une jeune fille innocente. Malgré ses quelques longueurs, il se laisse bien suivre et les effets spéciaux, quoiqu'un peu dépassés, laissent toutefois au public un sentiment d'inquiétude de part le réalisme omniprésent dans le film. Il sera un succès brillant et donnera plusieurs suites hélas commerciales que je ne préfère pas évoquer. Un grand classique du cinéma d'horreur à la hauteur de ses enfants comme Possédée ou The Conjuring et instaurant les règles de la confrontation entre le bien et le mal au cinéma.


 Je lui donne 4,5/5


Note de Romain

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Commentaires: 2
  • #1

    CaptainPuffy (mardi, 09 juin 2015 19:24)

    Pour moi ce film est un incontournable a chaque Halloween! Un classique!

  • #2

    Professor Morbidus (mardi, 09 juin 2015 19:57)

    Le meilleur film d’épouvante de tous les temps !
    Culte culte culte !
    Ta mère suce des bites en enfer !!!!!!!!!!!


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