SAW 2 : FLESH & BLOOD [TEST JEU-VIDÉO]

Testé sur PS3.





Après avoir glané des millions de dollars au cinéma, la franchise Saw s’est attaquée l’an dernier au marché des consoles de jeu. Un an après la sortie du premier épisode, Konami remet le couvert et nous offre une suite sensée corriger les principaux défauts de son aîné. Le verdict est malheureusement sans appel !




C’est en 2004 que les amateurs de frissons ont découvert la saga Saw sur grand écran. Tourné avec un budget ridicule, le film s’est rapidement imposé comme l’un des films les plus rentables du septième Art en glanant des millions de dollars à travers le monde. Pas étonnant que plusieurs suites aient rapidement vu le jour au point de frôler l’indigestion avec un rythme infernal d’un nouveau film chaque année. Ainsi, les passionnés ont pu découvrir en novembre 2010 le septième et dernier épisode cinématographique de la saga, qui, il faut bien l’avouer, commençait sérieusement à tourner en rond.


Si le cinéma est débarrassé de la série, celle-ci semble pourtant décidée à ne pas tomber aux oubliettes et fait des jeux vidéo sont nouveau terrain de jeu. C’est donc en 2009 que les les joueurs  ont découvert le premier volet de la saga en jeu vidéo. Si les fondamentaux étaient respectés, le titre s’enlisait trop rapidement dans une certaine routine et finissait par lasser. Le cahier des charges des développeurs était donc clair : apporter suffisamment de variété pour maintenir l’intérêt sur la durée et revoir l’équilibre du gameplay, proposant des énigmes vite répétitives et des combats absolument ratés. Un an après, si certaines choses ont changé, elles ne suffisent pas à rendre cette suite attrayante pour autant. Explications !

Tout débute alors qu’une énième victime de Jigsaw (ou tueur au puzzle) tente par tous les moyens de survivre aux pièges tendus par son ravisseur. L’occasion pour le joueur de découvrir la prise en main du jeu et surtout faire connaissance avec son gameplay sordide, rapidement sanguinolent. Ainsi, pour s’échapper du premier piège, notre héros malheureux n’a d’autres choix que de pratiquer une chirurgie oculaire afin de récupérer une clé cachée derrière son œil. La scène montrée en gros plan annonce tout de suite la couleur : le sang risque de couler à flot dans cette suite, qui entend se montrer plus spectaculaire que son aîné. Après avoir survécu à d’autres pièges, notre héros fait face à un choix crucial : sauver sa peau ou au contraire se sacrifier pour tirer d’affaire un autre anonyme. Ce choix, effectué en votre âme et conscience, ne restera pas sans conséquence et influera directement sur le dénouement de l’intrigue.

Néanmoins, avant de découvrir la fin, il vous faudra faire vos preuves dans la peau de Mickael Tapp, fils de David Tapp, héros malheureux du premier épisode, aujourd’hui décédé et ce par votre faute (c’est en tout cas ce que l’on essaie de vous faire croire). En plus de sauver votre peau en survivant aux innombrables pièges, votre progression vous amènera à sauver de casse-têtes particulièrement sordides certains personnages emblématiques liés de près ou de loin à votre père. Bref, ceux qui ont parcouru le premier volet navigueront en terrain connu avec une progression qui n’a pas changé d’un iota. Ainsi, il vous faudra arpenter divers couloirs sordides, échapper à de multiples pièges et résoudre tout un tas d’énigmes pour garder la vie sauve.


La recette n’a pas connu de grand chamboulement mais a néanmoins fait l’objet de quelques ajustements. Le premier opus faisait déjà la part belle aux énigmes, au détriment des combats, et cette suite entend poursuivre le même chemin. Deux mots résument à eux seuls l’essentiel du gameplay : observation et réflexes. Le premier sera en effet indispensable pour déceler les indices dissimulés par le tueur au puzzle. Plongés dans le noir, les environnements ne dévoileront leur secret qu’après un examen minutieux du moindre centimètre carré. Un chiffre par ci, un symbole par là, rien n’est anodin et utile à un moment ou un autre pour résoudre une énigme ou ouvrir une porte. Les réflexes quant à eux seront indispensables pour effectuer la plupart des actions du jeu, comme l’ouverture des portes, la manipulation de certains objets et surtout réagir au quart de tour face aux pièges tendus par Jigsaw.

Ainsi, une simple ouverture de porte peut rapidement se transformer en boucherie sanglante si vous n’appuyez pas sur les touches apparaissant à l’écran le plus vite possible. Jusque là, autant dire que la formule n’a pas vraiment changé depuis le premier opus. Non, le principal changement en termes de gameplay provient directement des combats, tout simplement atroces dans l’opus précédent et qui prennent désormais l’allure de QTE plus jouables mais pas pour autant plus palpitants… Pour le reste, le gameplay souffre des mêmes lacunes que son aîné à savoir un manque de renouvellement flagrant à mesure que l’on progresse dans l’aventure, les développeurs se contentant d’exploiter les mêmes énigmes dans des versions censées être de plus en plus difficiles. Heureusement, ces derniers ont imaginé de nouveau puzzles depuis le premier volet mais n’ont pas réussi à revoir la totalité des mécanismes de gameplay. Ainsi, les courageux qui ont parcouru le premier volet s’ennuieront dès les premiers instants du fait d’un manque d’innovation affligeant et d’un recyclage sans honte des énigmes du premier opus. Dommage...

Enfin, en termes de réalisation, cette suite se montre visuellement toujours aussi pauvre. Les environnements lugubres se répètent tout au long de l’aventure en faisant se succéder d’interminables couloirs. Toujours aussi linéaires, les décors ne sont pas visuellement extraordinaires même si l’on appréciera la qualité de certains effets de lumière. En revanche, on regrettera à nouveau le fait que la majorité des environnements soit plongée dans une obscurité rapidement fatigante pour les yeux et ce malgré la possibilité d’utiliser une lampe torche qui n’éclaire pas, bizarrement, à plus d’un mètre de vos pieds ! Enfin, la modélisation des différents protagonistes se montre assez pauvre et peu crédible.

Seul Jigsaw tire son épingle du jeu avec une reproduction visuellement fidèle à son modèle cinématographique. Si l’animation tient à peu près la route, les temps de chargement sont en revanche absolument atroces et tapent rapidement sur le système.


En terme de bande son, en revanche, le jeu se montre beaucoup plus crédible avec des bruitages à glacer le sang, des musiques directement issues des longs-métrages et surtout des doublages parfaitement joués, notamment ceux du tueur au puzzle, cyniques à souhait. Enfin, en ce qui concerne la durée de vie, cette suite n’est guère plus longue que celle du premier volet et ne nécessitera pas plus de 8 heures aux plus persévérants avant d’en découvrir l’épilogue. Les énigmes ne sont pas très compliquées et le niveau de difficulté général est assez faible. Les développeurs ont essayé de relancer la durée de vie en cachant à l’intérieur de l’environnement de multiples bonus à récolter comme des cassettes audio, des rapports d’enquête, des marionnettes de Billy et des pièces de puzzle. Si certains objets venaient à vous manquer en fin de partie, libre à vous d’utiliser la fonction flashback pour rejouer les niveaux et tenter de découvrir la totalité de leur secret. 

«  A faire si vous avez du temps à perdre ou si vous aimer la saga (et encore..) »


Note de Noobinateur

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