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ED GEIN

“ Je vous souhaite le bonsoir. 

Depuis un Abel et Cain, le meurtre entre frères n’étonne plus,

toutefois dans ce cas j’ai été surpris... 


À l’instar de ce pauvre Henry, j’ai pris un grand coup derrière la tête... 

et il semblerait que les autorités aient aussi manqué de lucidité. 

Autrement dit, la police a avalée le mensonge du jeune homme. 

Henry avait fait une chute, sa tête avait heurté un caillou et dans les restes du feu, 

il était mort asphyxié en deux secondes... 


Cela étant dit, s’ils l’avaient coffrés pour ce crime, Ed Gein n’aurait jamais pu commettre par la suite, tous ces meurtres atroces dont il s’est rendu coupable 

et qui lui ont permis de grimper au sommet de la célébrité... ”


- Anthony Hopkins (Hitchcock, 2012)


Sur ce, mesdames et messieurs, j’ai l’honneur et le privilège de vous présenter l’une des plus grandes célébrités des États-Unis. Icône du monde horrifique, je vous invite à découvrir une source inépuisable d’inspiration pour le cinéma et la littérature horrifique : Ed Gein...

Dossier - Biographie du Serial-Killer Ed Gein

ATTENTION ! CERTAINES IMAGES PEUVENT HEURTER LA SENSIBILITÉ DES PLUS JEUNES !

Chapitre 1 : La Vierge à l’Enfant.


1906 est l’année où le président américain Théodore Roosevelt a reçu le prix nobel de la paix, c’est l’année où le peintre français précurseur du cubisme Paul Cézanne perdit la vie à cause d’une pneumonie,l’année où Adolf Hitler prit la décision de devenir compositeur de musique, et c’est l’année où Pablo Picasso entama la création de son chef d’oeuvre, Les demoiselles d’Avignon. C’est aussi l’année de naissance d’un jeune garçon dans la petite ville de La Crosse dans le Wisconsin aux États-Unis, le 27 août.


Née en 1906 dans la petite ville de La Crosse dans le Wisconsin, à la frontière du Minnesota, Edward Théodore Gein était dès l’enfance, dans un monde dur et triste. Avec un père alcoolique et une mère dominatrice et très pieuse, il s’éduqua seul avec son frère aîné Henry. Ses parents avaient ouvert une épicerie à la Crosse en 1906, permettant à la petite famille de vivre confortablement.Ils vivaient tous dans une grande ferme de presque 80 hectares, isolée en plein cambrousse, à 9km du village le plus proche, Plainfield (village de 640 habitants à l’époque). Pourquoi untel isolement ? pour que tous les pêchers du monde moderne ne pénètre pas  dans la famille Gein, selon les dires de la mère.

Né de Georges Philipp Gein (1873-1940) et de Augusta Wilhelmine (1878-?), Ed Gein fut contraint dès sa plus tendre enfance de n’avoir aucun désir sexuel pour qui ou quoi que se soit car sa mère, luthérienne convaincue, voulait éloigner Ed et son frère du pêché. D’ailleurs, selon elle, les femmes ne serait que des “récipients à pêchés” ! 

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La ferme des Gein – Wisconsin


Son père ne disait rien face à sa femme castratrice qui dominait la famille d’une main de fer. Elle méprisait tout le monde, surtout son mari (imaginez, elle priait tous les jours pour que celui-ci meurt) et inculquait à sa famille les croyances de sa religion, par la force.

Le père d’Ed et Henry commença alors à battre sa femme, sous l’énervement, la frustration et l’alcool. Malgré cela, elle continuait à méprisait son entourage, disant par la même occasion que ses deux fils seraient des ratés comme leur père. Malgré ces conflits familiaux, Edward ne pouvait s’empêcher de s’attacher à sa mère. Malgré le fait qu’elle obligea le père à ne plus revoir ses enfants durant toute leur adolescence, il voua un quasi-culte à sa mère, ce qui n’était pas le cas de son frère Henry.


C’est à partir de cette histoire (et celle du livre éponyme de Robert Bloch) qu’Alfred Hitchcoock fit son chef d’oeuvre Psychose, en s’inspirant de l’histoire d’Edward Gein et sa relation presque morbide avec sa mère pour créer le personnage de Norman Bates. On peut aussi citer au passage la saga Vendredi 13 et l’amour maladif de Jason pour sa mère.


Élève ordinaire, moyen à l’école, il était cependant doué en lecture. Il aimait lire car cela lui permettait de s’évader de la réalité.L’école fut aussi une mauvaise expérience pour lui. En effet, il fut souvent moqué, pointé du doigt et maltraité par ses camarades car il était très timide et quelque peu efféminé. Sa mère ne voulait pas qu’il se fasse d’amis, pourtant, il ne pouvait s’empêcher de l’admirer.Dès ses 13 ans, sa mère ordonna à ses fils de quitter l’école pour qu’ils l’aident dans la ferme familiale. C’était juste un prétexte car elle ne voulait pas que ses enfants aillent à l’école et fréquentent le monde extérieur. Les deux frères furent seuls dans leur enfance. Ed appréciait et admirait son frère, qu’il voyait comme un bon travailleur et gentil avec lui.

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Le 1er avril 1940, le père mourut d’une crise cardiaque. Depuis, les deux frères ne cessèrent de travailler etde faire des petits boulots pour gagner leur vie. Aussitôt perçu par la population locale comme fiables et “à tout faire”, les deux frères firent toutes sortes de travaux pour de l’argent. Ed faisait parfois du baby-sitting car les voisins remarquaient que le jeune homme était un peu retardé mentalement et qu’il avait donc un contact plus facile avec les enfants qu’avec les adultes.

 

C’est alors qu’un tragique accident va survenir dans la famille Gein et qui va être l’élément déclencheur de toute cette histoire.

Chapitre 2 : Le Serment des Horaces.


Le 16 mai 1944, Henry fit une petite bêtise. En effet, il déclencha un incendie dans le marais de la propriété et les deux frères durent se démener pour l’éteindre. Cette histoire va être l’élément important de l’histoire de Gein pour une raison importante. Je précise que ce que vous allez lire n’est que spéculation et que tout cela n’a jamais été réellement démontré. On ne sait pas si tout cela s’est passé ainsi... Dans l’histoire, il y a deux versions, une officielle, l’autre plus évidente mais non démontrée, faute de preuves :

- La version officielle : les deux frères se dispersèrent de part et d’autre de la propriété pour éteindre le feu qui ravageait les broussailles. C’est alors qu’Ed ne vit plus son frère. Paniqué, il appela la police une fois le feu éteint. Ceux-ci organisèrent une battue mais ils n’eurent pas longtemps à chercher. En effet, Ed leur mena directement au cadavre d’Henry, comme si il savait pertinemment où il était. La police pensa un instant qu’Ed pouvait être l’auteur du crime, mais son apparence fragile et efféminée leur firent douter de sa responsabilité. Henry avait été retrouvé sur une parcelle de terre non ravagée par les flammes, des contusions à la tête. Le médecin légiste opta alors pour une mort par asphyxie à cause des fumées de l’incendie et laissa de côté les chocs reçu à la tête.


- La seconde version est retranscrite dans le film Hitchcoock (2012) et, malgré un manque de preuves, est plus probante que la version officielle. Henry trouvait l’attachement d’Edward pour sa mère malsain. Une relation intime s’était installée entre eux et Henry ne pouvait s’empêcher de faire des commentaires, ce qui énervait beaucoup Ed. Celui-ci était très énervé qu’Henry ne pense pas la même chose que lui concernant sa mère. Et durant l’incendie, Edward a dû vouloir le faire payer pour ses paroles et le tuant et en mentant à la police. Ce jeune homme fragile avait-il donc du sang-froid pour tuer son frère par amour pour sa mère ? C’est à vous de voir...


Suite à cette mort tragique, il ne restait plus que deux membres de la famille Gein. Quand Henry disparu, Ed renforça encore plus ses liens avec sa mère, sa “déesse”, la seule personne qu’il voulait avec lui. Malheureusement pour lui, cet attachement fut de courte durée car un an après la mort de son frère, Ed perdit également sa mère, le 29 décembre 1945, alors qu’il n’avait que 39 ans.En effet, Augusta Gein succomba à une série d’attaques qui la paralysaient très souvent. 

Pour Ed, ce fut une catastrophe. Pour la première fois de sa vie, il était livré à lui-même, seul, abandonné par la seule personne qu’il aimait. Ce fut un coup dur car, c’est suite à ces deux morts tragiques dans la famille, que Gein entra dans une spirale auto-destructrice.

Chapitre 3 : Le Triomphe de la Mort.


Ed Gein, persuadé que sa mère pouvait revivre, fit des sortes d’incantations étranges auprès de sa tombe. Il scella les pièces de la maison qu’elle utilisait souvent quand elle était encore en vie, comme pour les conserver telles qu’elles étaient quand Augusta les occupait. Il n’utilisa plus que la chambre attenante, la cuisine et le salon. Pour lui, c’était plus qu’un hommage à sa mère, c’était littéralement un sanctuaire.

Le revenu de ses petits boulots et une allocation de l’Etat l’aidaient moyennement à survivre mais c’était suffisant pour une seule personne. Il resta seul bien longtemps, tourmenté par la disparition de sa mère. C’est alors qu‘Ed pris conscience qu’il pouvait enfin approcher les femmes, chose qu’il ne pouvait faire quand sa mère était là. Il lut alors de milliers de livres et journaux pornographique, des livres sur des incantations magiques, de rites mortuaires et des livres sur la barbarie nazi. Il s’imprégna de tout un melting-pot de perversité et d’horreur et il resta seul dans sa ferme avec pour seuls compagnons, le sexe et la violence. Totalement obsédé, il racontait même certaines histoires aux enfants qu’il gardait durant les baby-sitting.


En plus que ces journaux, il lisait souvent la page nécrologie du journal local. Un jour, il vit qu’une femme fut enterrée non loin de la tombe de sa mère. Il partit alors au cimetière la nuit pour déterrer la cadavre en question. Il se mit alors à dépecer le cadavre des femmes qu’il exhumait. Pour lui, c’était une manière d’avoir un rapport sexuel avec une femme, mais il n’aura jamais aucun rapport avec les corps. Il disait lui-même “qu’elles s’entaient trop mauvais”. Cependant, il aimait beaucoup les dépecer et retirer leur peau pour la porter comme une sorte d’habit, un manteau de lambeaux humains. Il voulait savoir ce que ça faisait d’avoir des seins et un vagin...


Cette partie de l’histoire fait donc intervenir deux nouvelles icônes du cinéma et de la littérature horrifique : le très célèbre Leatherface de Massacre à la tronçonneuse, qui aimait arracher la peau du visage de ses victimes pour en faire des masques. Mais aussi Buffalo Bill du livre/film Le Silence des Agneaux, qui arrachait la peau des femmes pour s’en faire un habit et devenir une femme parfaite.


Il débuta une collection de morceaux de femmes car Ed jugea que les femmes avait un certain pouvoir sur les hommes, de part leur attirance sexuelle. Il fit également la collection de têtes décapitées, qu’il conservait précieusement dans sa chambre. Malheureusement pour lui, son secret fut découvert par un garçon qu’il baby-sitter parfois et qui visita sa maison. Ed Gein ne se priva pas de lui montrer sa collection et affirmant que les têtes, réduites à cause de la décomposition, venaient des contrés du sud. Il lui disait même qu’il était chasseur de tête un grand aventurier.

Le jeune homme raconta cette histoire, sans être pris au sérieux, mais deux garçons de son entourage furent fascinés par le récit et se rendirent dans la ferme des Gein. Pour eux, c’était seulement des costumes réalistes d’Halloween. 


Suites aux deux visites dans sa ferme, des rumeurs commencèrent à circuler dans le village voisin, où tout le monde se doutait qu’Ed Gein avait des objets très étranges chez lui. Ces commérages n’étaient pas vraiment fondés et personnes ne prêtait attention aux récits des jeunes qui avaient fait ces découvertes macabres.

Cependant, le doute va s’amplifier de plus en plus pour la population de Plainfield lorsqu’un malheur va survenir. Une première disparition étrange...

Chapitre 4 : L’Enlèvement des Sabines.


Gein va tout d’un coup se dire qu’une femme morte ne sera jamais d’aussi plaisante compagnie que lorsqu’elle est vivante. Il va donc s’attaquer à des femmes bien vivantes et il n’ira pas chercher bien loin car son chemin va croiser la route de différentes demoiselles dans la bourgade de Plainfield. Toutes les histoires concernant la ferme de Gein s’amplifièrent le jour où une petite fille disparut.

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Le 1er mai 1947, une petite fille de 8 ans est portée disparue dans la ville Jefferson. Georgia Weckler ne reviendra jamais de l’école. La ville explora les environs, sans succès. Elle avait bel et bien disparue et aucun suspect ne fut arrêté ou interrogé. Seul des traces de pneu d’une ford avait été trouvées non loin de la place où Georgia avait été vu pour la dernière fois. 

Tout était trop vague et personne ne prenait au sérieux les commentaires de Gein. En effet, il aimait se vanter de ses soi-disant têtes réduites présentées comme des trophées dans sa chambre mais tout le monde pensait qu’il délirait. Ce n’était pas suffisant pour se faire remarquer et encore moins se faire arrêter.


En novembre 1952, après avoir passé plusieurs heures dans un bar de Plainfield, deux chasseurs, Victor Travis et Ray Burgess partirent chasser le cerf. Malheureusement, on les revit plus jamais et ce genre de disparition se multiplia d’année en année.

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En octobre 1953, c’est au tour d’Évelyn Hatley, adolescente vivant à La Crosse, de disparaître sans laisser de traces. Son père avait tenté de la joindre au téléphone alors qu’elle gardait des enfants. Ne répondant pas, il partit alors vers la demeure en question. Personne ne vint lui ouvrir et c’est observant le salon par une des fenêtres que les choses se compliquèrent. Il vit une chaussure et les lunettes de sa fille sur le sol. Paniqué, le père chercha une quelconque entrée et la seule ouverte, fut celle de la cave, et elle avait... des tâches de sang sur la poignée. 



Dans la salon il vit des traces évidentes de lutte, comme si sa fille avait essayée de se débattre pour échapper à quelqu’un. En ressortant pour appeler la police, il vit des tâches de sang dans le jardin et même une empreinte de sang sur la maison voisine. Le père compris aussitôt qu’Evelyn fut enlevé.Pour finir, alors que les recherches ne donnaient rien, on retrouva les vêtements de l’adolescente, laissés en plein milieu de la route qui sortait de La Crosse. Est-ce que ces disparitions allaient cesser un jour ?


Le 8 décembre 1954, Mary Hogan, qui tenait une taverne dans un comté voisin à Pine Grove, disparut à son tour. Les policiers affirmèrent aussitôt que c’était un meurtre en découvrant des traces de sang sur le sol de la taverne et une traînée rouge qui menait jusqu’au parking. Une cartouche de fusil vide avait été laissée sur le sol. Quand ils virent que rien n’avait été volé et que la caisse enregistreuse était pleine, ils en on conclus que le mobile était autre que l’argent et que c’était bel et bien un meurtre.

Cependant, un détail particulier chamboula l’enquête en cours. Des passants souvent un homme rôder souvent autour de la taverne et y consommer. Gein affirma même : “elle n’a pas disparu, elle est dans ma ferme” à son ami Elmo Ueeck. Celui-ci aimait d’ailleurs rappeler à Edward qu’il le voyait souvent la courtiser mais il pris le commentaire de Gein pour une blague. On peut donc remarquer que malgré les remarques d’Edward, personne ne le prenait vraiment au sérieux. Va-t-il donc s’en arrêter là ?

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Le 16 novembre 1957, 3 ans plus tard, une nouvelle disparition amplifia la peur à Plainfield. Bernice Worden, une femme de 58 ans et propriétaire d’un commerce, disparut dans les mêmes conditions que la jeune Mary Hogan. Une cartouche vide et des traces de sang furent laissées sur le sol, mais cette fois-ci, la caisse enregistreuse avait disparue. 


Une nouvelle fois, un témoin avait vu Ed Gein tournait autour du commerce, peu de temps avant la présumée disparition. Le fils de Bernice et adjoint au shérif l’avait aussi vu la veille, entrain de parler à la mère de Bernice, lui demandant s’il pouvait sortir avec sa fille. La mère avait aussitôt refusée. Une dernière chose concrétisa les doutes: une facture pour de l’antigel et au nom de Edward Gein avait était trouvée dans la commerce. Plus aucun doute, Gein était désormais le suspect potentiel de cette disparition, mais pas des autres...


L’adjoint alerta donc le shérif du comté pour aller interroger Gein. Ils se rendirent à sa ferme, mais le seul occupant n’était pas là. Donc le shérif Chase et le shérif adjoint Spees partirent vers la boutique de la tante et du cousin de Gein, là où il allait souvent. Ils le retrouvèrent entrain de charger sa camionnette avec son cousin. Les forces de l’ordre lui demandèrent de raconter sa journée. Mais en lui demandant de répéter encore une fois, Chase se rendit compte que son récit ne collait pas, car il faisait beaucoup de contradictions et d’erreurs entre les deux récits.

Mais l’erreur la plus fatale fut qu’il affirma que la mort de Bernice Worden était “un coup monté” contre lui. Et comme dans pleins de films policier, le coupable s’est dénoncé de lui-même sans le vouloir car les policiers n’avait pas encore dévoilé le nom de la victime. Ed Gein fut aussitôt arrêté et le shérif Schley partit à la ferme des Gein pour élucider ce mystère. Les découvertes du shérif dans la ferme furent terrifiantes, surpassant un bon nombre de films d’horreur.

Chapitre 5 : Nature Morte à la Vanité.


Suite à l’arrestation de Gein, la ferme fut perquisitionnée par les autorités. Dès l’entrée dans le domaine, ils virent la ford blanche de Gein qui, selon le rapport sur la disparition de la petite Georgia Weckler en 1947, serait à l’origine des traces laissées sur le sol. Plusieurs adjoints et le shérif Schley entrèrent dans la maison. 

Si vous pensiez que Saw était gore, attendez-vous à de grosses surprises...

L’intérieur était sombre, Gein ne payait pas électricité et la nuit était déjà tombée. Dès l’entrée, les autorités virent une maison certes un peu sale et pas très bien entretenue, mais bien rangée, sauf la cuisine, qui ressemblait plus à un souk qu’à une cuisine. Des cartons et des magazines étaient entassés dans cette salle, des détritus pourris nappaient le sol et l’odeur de saleté imprégnait l’atmosphère.

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Le shérif sortit une lampe de poche pour observer plus précisément la cuisine. Il leva les yeux un instant et vit un corps... un corps pendu... ou plutôt une carcasse pendue par les pieds à une poutre de la cuisine. Elle était décapitée, éventrée et vidée de ses entrailles, tel un chasseur ayant dépouillé sa proie pour la manger.

 

 

 

Le shérif ordonna aussitôt qu’on amène un générateur et des lampes pour éclairer toutes les salles de la ferme. Cette première découverte allait au-delà du gore, mais ce n’était qu’un début.


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Sur une commode de la cuisine, des bols à la forme étrange étaient entassés les uns sur les autres. Rien de bien sinistre me direz-vous, mais des enquêteurs du laboratoire criminel de l’état reconnurent la forme des bols... des crânes humains coupé vers le haut et qui servaient de récipient pour Gein.

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Dans le salon, ils découvrirent dans des boîtes à chaussure : des masques en peau humaine (pas la peine de vous rappeler la référence du film !) rembourrés de chiffons, faisant croire à des têtes réduites. Parmi elles se trouvait celles de Bernice Worden et de Mary Hogan. Plus tard, les médecins légistes purent déterminer que le cadavre suspendu était celui de Mrs Worden. Ils trouvèrent aussi son cœur, emballé dans un sachet en plastique. 



Ils trouvèrent dans une autre boîte, une ceinture faite de mamelons et dans une autre, des sexes de femmes desséchés. Tous ces trophées étaient disséminés un peu partout dans la maisons, soigneusement rangés dans des boîtes et des coffres. Un peu plus loin dans la cuisine,  ils découvrirent également plusieurs bocaux renfermant divers parties du corps humain, notamment des yeux et des nez.

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Plusieurs minutes de recherche plus tard et ils eurent une nouvelle surprise : un costume fait avec de la peau humaine de femme, avec des seins, des jambières et même le sexe féminin (rappelant Bufallo Bill dans Le Silence des Agneaux). Ces trophées montraient donc que Gein pouvait être l’auteur toutes les disparitions survenues à Plainfield et dans les contrées voisines.

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Continuons un peu la visite avec le mobilier : commodes, tables, draps, lits, lampes et objets en tout genre. Rien de bien original certes, et pourtant... Les enquêteurs virent à la lumière que les abat-jours, les rideaux, les draps et les gants étaient fait en peau humaine. Les stores étaient aussi fait de lambeaux humains et pour les tirer, des lèvres étaient au bout des cordes pour pouvoir ouvrir les volets. (les images sont des faux meubles achetables sur internet, mais s’inspire de ce qui a été trouvé chez Gein).

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C’est là qu’un autre personnage de l’univers fictif fait son apparition, Bloodyface de la seconde saison de la série d’horreur American Horror Stoy Asylum.

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Les autorités conclurent leur visite avec deux portes qui étaient barricadées. Après avoir forcé l’entrée, ils virent que ces deux salles, malgré la forte odeur et la poussière, étaient très bien rangées mais n’avaient pas été profanées depuis presque vingt ans, à savoir depuis la mort d’Augusta Gein.

 

C’est après deux jours de découvertes plus que macabres que Gein fut enfin inculpé, pour seulement deux meurtres, ceux de Mary Hogan et Bernice Worden, de l’exhumation et de la mutilation de plusieurs cadavres. Ed Gein fut aussi accusé des nombreuses disparitions et les forces de l’ordre entamèrent des fouilles aux alentours de la ferme, à la recherche des autres victimes.


On le nomma ainsi: le boucher de Plainfield.


Chapitre 6 : La Ronde des Prisonniers.


Pendant que les autorités fouillaient sa maison, Gein attendait patiemment dans le centre pénitencier du comté de Wautoma. À 2h30 du matin, le shérif Schley, qui avait découvert le massacre arriva avec un avocat pour interroger Gein. Mais à la place, il le frappa de nombreuses fois, sous l’oeil de l’avocat. Gein ne parla pas du tout pendant 12h, ni de lui, ni des meurtres. Le lendemain matin, il parla enfin de ses méfaits, dans leur intégralité, depuis les kidnappings à leurs mutilations. Il avoua cependant un seul meurtre, celui de Bernice Worden et il insista sur ce fait.

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Tout était décris clairement, même si certains détails semblaient parfois lui échapper. Ed avoua donc ces meurtres et disparitions et le procureur Earl Kileen fit une déclaration public où il annonça les récits d’Ed en accentuant le trait. Il alla jusqu’à parler de cannibalisme sur le corps pendu de Bernice Woren. Les médias s’en mordèrent les doigts et ne tardèrent pas à écrire des centaines d’articles sur la démence de Gein et sur ses actes impardonnables.


La petite ville de Plainfield fut submergée par des journalistes de monde entier qui avaient appris la terrible découverte. 

L’histoire de Gein était prête à s’inscrire dans les mémoires.


Le 18 novembre, il ne fut inculpé que pour vol à main armé dans le commerce de Bernice Worden tant que le laboratoire n’avait pas de résultats définitifs. Au cours d’un interrogatoire avec un détecteur de mensonges, Ed Gein avoua encore le meurtre de Bernice mais réfuta totalement celui de Mary Hogan en niant l’avoir connu. Le test sous détecteur ne dura que 30 minutes, mais 8 heures de d’interrogatoire s’en suivirent, au cours duquel il parla des mutilations et notamment le fait qu’il essaya bien son costume de peau. Puis il avoua enfin le meurtre de Mary Hogan en annonçant un meurtre “accidentel”.


Aucune émotion, ni aucune compassion ne se lu sur le visage de Gein durant ces 8 heures, quoiqu’il dise, que ce soit sur les meurtres, les exhumations ou les mutilations. Il était calme, il coopérait sans problème et selon certains policiers, il paraissait presque joyeux. Il n’avait donc pas conscience de la cruauté de ses actes.

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Les policiers ont donc enquêtés sur la santé mentale de Geinpour voir si il pouvait bien plaider coupable,sans faire ressortir la cause d’aliénation mentale.

Le procès s’annonçait donc déjà mal. En plus de cela, le comté de Waushara ne pouvait même pas financer un tel procès, qui pourrait coûter des millions de dollars.



Le 21 novembre de cette même année, on accusa Gein des meurtres de Bernice Worden et Mary Hogan mais l’avocat commis d’office d’Ed plaida la folie et la démence. Il fut donc envoyé à l’hôpital central d’état pour les fous criminels où il subissa un nombre incalculable de tests psychologiques. Les experts en déduire qu’il était certes intelligent, mais schizophrène. Et aussi qu’il avait certains problèmes psychologiques avec les femmes, certainement due au traumatisme de la mort de sa mère. Une psychose s’était emparé de son esprit, le menant à une haine totale envers les femmes.


Plus tard, des policiers en charge de la fouille de la ferme découvrirent d’autres cadavres enterrés. Gein affirma que c’étaient des femmes déjà mortes et qu’il ne les avait pas tué. Pour en être sûr, les autorités ont déterrés les cercueils dit profanés par Ed. Ceux-ci le furent car des cadavres ou seulement des membres avaient bien disparus.

 

Cependant, des vagins fraîchement arrachés et trouvés dans la cuisine de Gein incitèrent les policiers à faire des analyses en laboratoire pour déterminer leurs “propriétaires” et si elles ont été enterrées dans le cimetière de Plainfield. L’un d’eux aurait appartenu à Evelyn Hatler, disparu au cours de son baby-sitting.

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Gein passa trente jours en hôpital psychiatrique avant de revenir à l’hôpital central d’état de Waupun, tandis que les objets personnels de Gein furent vendus aux enchères, permettant à des milliers de curieux de s’approcher de plus près de la ferme du désormais célèbre psychopathe. La ferme pouvait alors être visitée pour 50 cent. L’histoire de Gein entrait dans la légende et entrait aussi dans le triste domaine du marché touristique. L’attraction  devint très vite mondialement célèbre. 


Les habitants de Plainfield furent tout de suite contre cette idée de faire de cette maison des horreurs un musée du morbide. Sous la huée des habitants la ville décida de ne pas faire payer les visites, mais cette décision ne satisfaisait pas tout le monde.

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Le 20 mars 1958, la ferme des Gein prit feu et, selon les pompiers, cela ne pouvait être qu’un incendie criminel sachant que la maison n’avait ni le gaz, ni l’électricité. Les autorités purent sauver quelques objets et la ford d’Ed fut vendu à un forain qui l’exposa en 1958 à une foire de Seymour, dans l’Illinois. Son attraction “la voiture de la goule de Plainfield” attira de nombreux visiteurs, jusqu’à ce que la police interdise son exposition.


10 ans plus tard, en novembre 1968, la justice décida que Gein était bel et bien sain d’esprit pour passer devant le juge. Avec des preuves nombreuses, le procès ne dura qu’une semaine et Gein fut déclaré coupable de meutre avec prémiditation. Cependant, comme il avait était déclaré aliéné au moment du meutre de Bernice Worden, il fut acquitté comme étant mentalement irresponsable. Il fut alors envoyé une nouvelle fois à l’hôpital central d’état, contre l’avis des familles des victimes.

10 ans plus tard, Gein fut envoyé au service de gériatrie du Mendota Mental Health Institute, où il passa des jours paisibles. Tous lesinfirmiers et psychiatres affirmaient qu’il était exemplaire, intelligent, souriant et qu’il effectuait tous ses travaux correctement.



Le 26 juillet 1984, Edward Théodore Gein mourut d’une insuffisance respiratoire et fut enterré dans le cimetière de Plainfield, juste à côté d’Augusta, sa mère... il aura été près d’elle toute sa vie et le sera toute l’éternité...


Les références sur sa vie et son histoire sont nombreuses. J’ai cependant quelques références importantes pour vous : 

Psychose

Massacre à la Tronçonneuse

Le Silence des Agneaux

Ed Gein, le boucher

– Hitchcock

American Horror Story Asylum

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