Titre : Incidents De Parcours
Genre : Horreur
Titre Original : Monkey Shines
Année : 1988
Réalisateur : George A. Romero
Acteurs : John Pankow, Joyce Van Patten, Kate Mac Neil, Jason Beghe, Christine Forrest, Stephen Root, Stanley Tucci, Janine Turner, William Newman, Tudi Wiggins, Tom Quinn...
Durée : 1h53
Synopsis :
Allan, paralysé, se voit offrir par Geoffrey, un ami scientifique, un petit singe capucin, dressé pour l'aider,mais dont l'intelligence a été secrètement accrue par le biais d'injection de tissus humains. Un lien télépathique se crée avec l'animal, qui ressent les colères et la haine de son maitre envers les autres...
- Les Satires sur les expériences scientifiques et les conditions des animaux dans les laboratoires.
- La réflexion sur le lien d'amour qui se crée entre l'homme et l'animal.
- Un bon jeu d'acteurs et des capucins très bien dressés.
- Des thèmes en avance sur leur temps.
- Le film est plutôt avare en scènes sanguinolentes.
- La mise en scène à quelques coups de mou par moment.
En résumé, « Incidents de Parcours » est l’un des rares films de Georges A. Romero que je n’avais pas encore eu l’occasion de voir, malgré mon admiration pour sa filmographie. Ce
film, sorti en 1988, est désormais considéré comme un film culte, comme la quasi-totalité des œuvres du réalisateur. Récemment réédité en DVD et enfin disponible en streaming sur certaines
plateformes, cela m’a permis de le découvrir.
Ce qui surprend d’emblée, c’est que le film n’a quasiment rien à voir avec ses classiques, notamment avec ses films de zombies. Ici, on suit l’histoire d’un homme, ancien sportif,
qui, après un accident, se retrouve paralysé. Son frère, scientifique de métier, pour l’aider, lui fournit un singe capucin dressé pour assister les personnes handicapées, mais aussi, en
parallèle, il lui injecte des substances du cerveau humain dans le but de rendre le singe plus intelligent. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu : le singe, fusionnel avec son
compagnon, devient de plus en plus dangereux lorsque ce dernier est en colère, et la situation va très vite dégénérer.
Le film porte la touche caractéristique de Romero, notamment avec une satire acerbe sur la science, les expériences sur les animaux, et une réflexion sur le lien entre l’homme et
l’animal. La relation entre le singe et l’humain est très forte, évoquant un véritable lien télépathique et une communication animale extraordinaire. Romero montre ici que l’amour et la connexion
avec un animal peuvent atteindre des niveaux incroyables, ce qui donne une dimension émouvante au film.
Ce n’est pas un film d’horreur à proprement parler, mais plutôt un thriller fantastique ou psychologique, où la tension monte à mesure que le lien entre le singe et l’humain
s’amplifie, menant à une fin à la fois sombre et intense. Il y a peu de scènes horrifiques, mais quelques meurtres, surtout liés à la folie simultanée du singe et de son maitre, apportent une
ambiance inquiétante.
Le jeu d’acteur est globalement bon, avec notamment une performance très crédible de Jason Beghe. Les singes sont vraiment très bien éduqués et volent limite la vedette aux acteurs et
les effets-spéciaux sont plutôt réussis pour un film à petit budget.
En somme, c’est une petite série B sympathique, sans prétention, qui se laisse regarder avec plaisir. Ce n’est pas son œuvre la plus marquante, mais elle reste intéressante pour son
côté intrigant et ses thèmes en avance sur leur temps, comme la communication animale, les conditions de vie des handicapés ou la critique des expérimentations scientifiques. Je lui donne la
moyenne, car il ne mérite ni plus ni moins : un film à voir, surtout pour les fans de Romero.
Note d'Anto
La Bande Annonce :
Images du film :