Titre : Dahmer - Le Cannibale
Genre : Thriller / Biopic
Titre Original : Dahmer
Année : 2002
Réalisateur : David Jacobson
Acteurs : Bruce Davison, Jeremy Renner, Artel Kayàru, Matt Newton, Dion Basco, Kate Williamson, Christina Payano, Sean Blakemore, Mickey Swenson, Julius Branca, Pierson Blaetz...
Durée : 1h41
Synopsis :
Basé sur des faits authentiques, Dahmer Le Cannibale relate les crimes en série d’un maniaque anthropophage dont les victimes sont exclusivement des hommes. Surnommé « le monstre de Milwaukee », il a été accusé de les avoir violés, assassinés, amputés et mangés.
- Un jeu d'acteurs convaincant.
- La pellicule poussiéreuse est top.
- L'ambiance est assez glauque et colle parfaitement à l'excellente photographie.
- Un format bien trop court pour un tel biopic, ça manque cruellement de détails.
- La psychologie du serial-killer n'est pas assez approfondie, surtout si on le compare à la série de Ryan Murphy.
- Le scénario est confus, l’alternance entre passé et présent peut désorienter si on ne connait pas l’histoire du serial-killer.
- Le final est frustrant, une deuxième partie n'aurait pas été de trop...
En conclusion, avant la série très sombre que Ryan Murphy a consacrée à Jeffrey Dahmer, il y a eu un film sorti en 2002, simplement intitulé Dahmer : Le Cannibale, réalisé par David
Jacobson. Je ne l’avais pas encore vu, malgré que je le possède en DVD depuis longtemps. Avec la multitude de biopics sur des serial killers — notamment Ted Bundy, Alieen Wuornos, Dennis Rader,
Henry Lee Lucas ou encore John Wayne Gacy — il devient difficile de faire la part des choses entre ceux qui méritent d’être regardés et ceux qui ne le valent pas.
J’avais déjà vu la série de Ryan Murphy, qui est vraiment très détaillée, donc je n’avais pas vraiment d’intérêt pour ce film. Mais hier, ne sachant pas quoi regarder, je suis tombé
dessus par hasard et je me suis dit que c’était une bonne occasion de jeter un œil à ce biopic datant de 2002.
Après avoir vu la série, il est évident que ce film est très en deçà. Avec une durée d’environ 1h30, il est beaucoup plus court, ce qui explique le manque de détails. Le réalisateur
s’est concentré principalement sur trois phases de la vie de Dahmer : ses premiers fantasmes et le meurtre de sa première victime, puis le meurtre de sa plus jeune victime : Konerak
Simthasomphone et enfin sa liaison avec Rodney Burford, le seul rescapé, ce qui est très superficiel. Si vous cherchez à voir l’intégralité des crimes de Dahmer, vous serez forcément déçu, car le
film ne couvre que ces trois moments clés.
L’acteur Jeremy Rainer, qui incarne Jeffrey Dahmer, joue très bien, il porte le film sur ses épaules, ce qui est un point positif. L’ambiance est également bien travaillée, avec une
image poussiéreuse qui renforce la dimension glauque. On voit aussi ses liens avec son père et sa grand-mère, mais tout reste très en surface. Le personnage lui-même paraît froid ce qui est bien
mais malheureusement le film n’apporte que peu d’éclaircissements sur sa psychologie, à part qu’il a un penchant pour les hommes qu’il ne parvient pas à assumer.
Le scénario est parfois confus, notamment à cause de l’alternance entre passé et présent, avec des flashbacks mal intégrés qui peuvent désorienter. La fin, quant à elle, est rapide et
laisse sur sa faim : on ne voit pas comment il a été arrêté, ni la suite de sa vie en prison. La seule mention est qu’il a été tué en prison par un codétenu, mais c’est tout. La durée limitée du
film ne permet pas d’approfondir tous les aspects de la biographie de Dahmer, ce qui est vraiment frustrant.
Malgré tout, ce n’est pas un navet, loin de là. La photographie, le jeu d’acteur et l’ambiance glauque sont des points forts. Toutefois, en comparaison avec la série, le film est
nettement inférieur en termes de profondeur et de recherche sur la vie du serial killer. Je lui donne une note de 2 sur 5, car il possède quand même quelques qualités, notamment l’atmosphère et
le jeu convaincant du duo Jeremy Rainer (Dahmer) – Artel Kayaru (Rodney), mais il reste beaucoup trop superficiel pour satisfaire pleinement.
Note d'Anto
La Bande Annonce :
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